Pour créer et donner à sentir physiquement cette harmonie illusoire et ce désir de
bonheur des personnages et pour rester fidèle aux impressions premiéres de Hanoï qui
m'ont ramené aux siestes de mon enfance, il fallait une écriture qui ait le pouvoir de
suspendre le temps, un rythme qui fasse accepter l'immobilité.
Les images du film ne sont pas des images ayant une substance documentaire ,
ni celles d'un présent vécu par les personnages
mais bien des images maintes fois répétées et lissées dans la conscience des
personnages, des images qu'ils garderont comme un secret ou évoqueront comme des
souvenirs harmonieux. L' harmonie qu'ils transmettent a cette beauté teintée d'amertume
et de mélancolie.